06 novembre 2009
Je me carapate...
Et ben voilà, tous les ans c'est pareil : quand l'obscurité tombe à 17 heures et que les prémices du froid s'emparent de la rue, j'entre en hibernation, comme un animal sauvage. Impossible de quitter la couette le matin, activité physique réduite à sa plus simple expression (gravir les marches d'un escalier ça compte ?) et solide appétit (consitution de réserves). Je ne devrais pas en parler ici, parce que je suis censée donner le bon exemple et ne pas me morphondre sur ma balance mais : j'ai pris 2 kg par rapport à cet été !!! Le problème c'est que cet état de douce mélancolie préhivernale me convient très bien en ce moment. Un thé chaud, un petit rocher noir et praline, une housse de couette en flanelle, une piscine fermée (ils la vident une fois par an). Deux options : soit je m'autoflagelle, soit je savoure ces instants en attendant le printemps. Le choix est vite fait !!!
Biz à tous et désolée de poster si peu en ce moment mais je me suis fixée un objetcif : terminer mon manuscrit avant la fin de l'année et oui !! J'ai même pris des témoins pour valider cet objectif et me mettre la pression. Quand je fais une pause, je vais me balader un peu partout, dehors et sur le net, et notamment là http://margauxmotin.typepad.fr

PS : ma petite touche de peps de la journée, il faut bien que j'en parle tout de même, non ce n'est pas un jogging matinal à 6 h 30 du matin avant d'aller bosser, c'est juste un pschhitt de Pamplune, mon nouveau parfum au pamplemousse de chez Guerlain. Quand je l'ai fait sentir à ma mère, elle a dit : "C'est pas trop mon truc... Je l'ai même en horreur". Mais je m'en fous, je l'adore. C'est mon Lou qui me l'a offert.
01 novembre 2009
Lily
Sympa non ? J'aime bien ce petit côté fuck you revisité par tout le monde. Et si la vie était aussi légère que cette petite sucrerie gay friendly ?
24 octobre 2009
Le Ruban Blanc

J'ai vu le Ruban Blanc, palme d'or à Cannes et tralala. Le problème est qu'on y parle allemand. Tout le temps.
PS : en vérité, c'est bien, mais il vaut mieux ne pas être dans une phase tristounette ou raplapla pour assister à ça.
17 octobre 2009
People et allergie, cherchez le lien...

Je viens de passer l'aspirateur dans toute la maison (et oui ça m'arrive) quand soudain le nez me pique, une idée lumineuse me vient à l'esprit : je suis peut-être tout simplement allergique au salpêtre (il y a une pièce humide dans ma maison) et à la poussière, voilà pourquoi mon eczéma ne me quitte pas. Et point de cogitation chelou sur un manque de contact avec le Lou, sur un lien que je voudrai tisser vers l'extérieur et ma peau qui s'effrite pour me rapprocher de l'au-delà... Non, point de tout ça. Juste une PETITE ET BANALE ALLERGIE, comme des tas et des tas de personnes.
En fait j'ai vu un pneumologue récemment (j'ai vu des tas de médecins récemment, je connais pas coeur la vie des people genre Paris Hilton, printemps 2009) qui doit faire des recherches d'allergie, liées à mes essouffements, liées à mon eczéma. Il m'a posé des questions comme : "Vous fumez ? Animaux, chiens, chats, hamster ? Humidité ?" " Bingo !".
Non mais c'est une vraie trouvaille ! Mon hypothèse n'est pas encore confirmée mais je suis heureuse !
Bon je suis un peu dingue ce soir, mais parfois, ça fait du bien de se rassurer en se disant que les choses peuvent aussi s'expliquer simplement (et que l'on n'est pas vouée à être l'hyper-sensible de service, stressée et recouverte de plaques rouges sur la peau). Je ne sais pas si j'ai été très claire... Tant pis.
03 octobre 2009
A la demande générale

A la demande générale, je vais parler d'alimentation.
Ce dont j'ai envie, c'est de commencer par la notion de plaisir (il faut s'aimer un minimum pour avoir envie de se faire plaisir). Par exemple : un matin tiède mais frais, une terrasse ombragée par une treille de vigne vierge, des oiseaux qui se parlent, un immense bol de thé à la menthe, un muffin complet toasté, une motte de beurre aux cristaux de sel, un grand verre de jus d'orange frais, un magazine à feuilleter et le temps qui s'étire... Et bien pour moi, c'est le bonheur.
Aujourd'hui, je peux me manger de tout (sauf les abâts, les bananes, les betteraves, les ris de veau). Mais c'est très récent. Quand j'ai commencé à guérir, il y a cinq ans, je n'avais jamais faim, à force d'avoir tant vomi, mon estomac était devenu tout petit. J'avais toujours l'impression de trop manger, le ventre lourd après un repas, il fallait accepter ça. J'ai pris 4 kilos en deux ans. Des kilos que j'ai acceptés. D'ailleurs je pèse aujourd'hui le même poids qu'avant de commencer la boulimie. C'est difficile d'accepter un bedon gonflé, mais c'est le passage obligé, mieux vaut être bien entourée. Par un amoureux par exemple.
Ma famille (mon frère, mes parents) ne s'est jamais doutée de rien. Je ne voulais pas les faire embêtés avec ça, je voulais les préserver. J'ai tout gardé pour moi. J'ai souffert loin d'eux, j'ai guéri loin d'eux.
Comme je l'ai déjà raconté, mon chéri était mon garde-fou, je devais lui avouer mes rechutes. Au début, j'avais besoin de repères, de rituels, je mangeais léger, légumes, salades, yaourt, tout doux... Je banissais les aliments trop gras qui me donnaient systématiquement envie d'une crise, comme les frites, les glaces, les pâtes, etc. Puis, le temps a fait son boulot (cinq ans donc). Et plus je me sentais sûre de moi, plus je réintégrais les plats. Hum, une moussaka avec des aubergines gorgées d'huile d'olive ! Il m'arrive encore de faire des trucs un peu dingues (comme trier le gras dans la chair à saucisse), mais je vais bien.
Mes angoisses, je crois qu'elles s'expriment à travers l'eczéma et les petites peaux des doigts que je ronge. La chose essentielle est que j'accepte ma nature de petit bout aux jolies formes. ça, c'est ma base, ce que mes parents m'ont donné, après c'est à moi de muscler ce corps, de l'affiner un peu, d'en prendre soin, de le regarder, de le crémer, de le respecter (j'ai d'énormes progrès à faire concernant la ceinture abdominale).
Bon, j'espère que j'ai répondu à pas mal de vos interrogations.
Une dernière chose. A mon avis, les trucs de base quand on est encore fragile, c'est : on s'entoure à l'heure des repas, on parle de son désarroi, on écoute ses sensations et on s'arrête quand on n'a plus trop faim, on ne se pèse plus pendant un moment, on ne compte pas les calories, on prend du plaisir, on démarre avec des aliments sains pour ne pas prendre de risque et on oublie les recettes toutes faites, les mots "régime", "règlement", on ne s'impose rien, on ne contrôle rien, place au feeling
Et désolée pour cette longue semaine d'absence.
Edit : je n'ai pas eu peur de guérir, je n'ai pas eu le temps d'y réfléchir, on m'a tendu une main, on m'a indiqué le chemin, c'était maintenant ou jamais, il fallait que je m'en sorte.
Edit bis : prochain post plus léger promis
24 septembre 2009
Zéro pointé

Dimanche dernier, dans un accès d'héroïsme teinté de culpabilité, j'ai proposé à ma tante de garder ma petite cousine de 7 ans, pour une nuit. Comme je travaille près de son école, je pouvais l'y emmener sans souci, finger in the noïse comme on dit. Au début tout allait bien. Puis, au dîner, elle a réclamé du parmesan sur ses pâtes. J'en avais pas. Elle s'en est très bien passée. Le pain datait un peu, mais elle s'est contentée d'un morceau dur comme la pierre. Plus tard, lorsqu'elle s'est retrouvée seule à l'étage, au lit, dans l'obscurité, elle a un peu chouiné, normal. Les choses se sont vraiment corsées lundi matin, entre 7 heures et 8 h 40, des horaires tout à fait inhabituels pour moi. Ma cousine a traîné devant son bol de chocolat au lait. Pas comme celui de maman. Le temps a filé. Et je me suis rendue compte qu'il fallait accélérer la cadence. Allez allez on monte se brosser les dents ! Bien. Allez allez, on redescend, vite ! Je dévale les escaliers à toute allure. Mon petit bout est derrière moi, assez loin derrière, et PATATRA elle s'étale, avec la tête la première qui pique aux bas des marches. Un petit bisou sur les larmes et zou on file. Pas le temps de s'appitoyer sur ton sort ma petite, j'ai une mission à remplir moi : te déposer à l'école en temps et en heure. Il est presque 8 h 20 quand je lance le moteur de la twinguette. "Tu dois arriver vers 8 h 25 pour qu'elle entende la sonnerie" m'avait informé sa mère. "Pas de problème" j'avais dit "Je partirais à 8 heures pour être tranquille". Je roule comme une dingue (la petite est à l'arrière, évidemment j'ai des principes). Arrivée en ville, je suis stoppée par la circulation. Mouise. 8 h 26. Je tente un raccourci, enfin un détour qui doit faire office de raccourci. Pas trop mal. Mais ultime rebondissement, la rue de l'école est barrée par des plots. A cause d'un putain de camion. Ni une, ni deux, je repars vers un parking payant proche de l'école. J'arrache un ticket à la machine à l'entrée, me gare et ordonne à ma cousine de se magner. 8 h 32. J'avance vite, derrière moi elle n'a pas l'air pressée (en fait, elle marche vite, mais comme je marche encore plus vite et que j'ai des jambes plus longues, je suis un mètre devant ; à ce moment-là cette réflexion ne m'est pas venue à l'esprit puisque j'étais obnubilée par un seul et unique objectif : le portail de l'école). Goal !!!! Allez, bisous ma caillette c'était bien, hein ? Allez, va retrouver tes amis, cours ! Ouf. Je me sens mieux. Moins de responsabilités sur mes épaules. Tu parles d'un fiasco. Heureusement que je lui avais donné mes bracelets bleus et mon gloss à la fraise...
Plus tard, j'ai appris que les gentils camarades de ma cousine aux mamans bien rodées étaient déjà entrés en classe lorsqu'elle est arrivée. Mon Dieu : je ne sais pas faire, je serai une mauvais mère, j'en ai la preuve irréfutable, l'implacable démonstration. Zéro pointé.
PS : prochain post, je vous parle de ma cérémonie du pti dej', du bien manger, de ma façon de gérer tout ça, ou pas... Mais là, j'avais vraiment besoin d'évacuer cette histoire !
19 septembre 2009
Mea culpa

Bon, au début (il y a bientôt un an), j'ai créé ce blog avec pour objectif de venir en aide à celles et à ceux qui ont des soucis avec la nourriture, type boulimie, anorexie. Je voulais partager mon expérience, apporter quelque chose de positif, une lumière au bout du tunnel en quelque sorte. Puis je me suis légèrement éloignée du sujet, avec du babillage un chouia égocentrique (ben oui, je sais, facile). Je crois que c'est parce que j'ai tourné la page ; ça m'a pris cinq ans (tout de même). Naturellement, ce sujet a disparu de mon quotidien, c'est pourquoi je l'évoque moins.
Je reste gourmande, assez obsédée par la balance, indécise voire chiante pour qui m'accompagne au restaurant ou à travers le rayon yaourts du supermarché. Mais je ne traduis plus mes angoisses en sucre à engloutir. Je ne fais plus ça. Mieux, l'idée même de faire ça ne me traverse plus l'esprit.
Il y a 7 ou 8 ans pourtant, je me demandais comment faisaient les gens pour se nourrir normalement. Je ne comprenais pas. J'avais de drôles d'idées. Par exemple, je me disais que j'avais de la chance de pouvoir ingurgiter tout ce que je voulais s'en prendre un seul gramme, oui quelle chance de ne pas avoir à surveiller ma ligne. Et puis j'avais d'autres idées, moins drôles celles-ci. Par exemple, je me disais que je n'étais qu'une petite merde sans volonté, incapable de me passer du vomis. J'étais accro à la boulimie, aux crises, à ma dope. Je gâchais ma vie...
Alors voilà, je suis là si vous avez des questions. Oh, je ne me pose pas en modèle. Loin de là. On a tous nos propres parcours, différents les uns des autres. Mais je suis passée des ténèbres statiques, pesantes, à la lumière gracieuse, vibrante, je suis passée du mensonge à la légèreté. Deux pans de mon existence diamétralement opposé. J'ai eu la chance d'aller de l'un à l'autre. Alors si je peux aider quelqu'un à réussir ce chemin... C'est trop important. L'enjeu, c'est la vie, ni plus ni moins. On n'a qu'une vie (excusez-moi pour la formule à l'emporte-pièce). Et pas de temps à perdre avec ces conneries. Bien sûr, doutes et cogitations agitent toujours mon esprit, mais on a tous des angoisses et on en aura toujours. C'est normal, quel sens donner à tous ça ? Que fait-on sur Terre, hein ? Le tout est de canaliser ses angoisses, les apprivoiser, pour qu'elles ne dégénèrent pas, qu'elles ne prennent pas le pas sur le reste.
Oh, j'ai l'impression de m'être transformée en donneuse de leçon, je n'aime pas trop ça. En tous cas, ce n'était pas le but recherché. Oula, je me suis un peu emballée, mieux vaut que j'évite de me relire...
13 septembre 2009
Les tétés

J'aurais dû m'y attendre. C'est vrai. En allant me la péter toute une après-midi sur une plage privée (mon dieu que c'était bon, le matelas dodu, mon visage à l'ombre du parasol, la chaleur affleurante du soleil sur ma peau, le murmure des vagues qui m'attendent, un bouquin attachant Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates), quel pouvais-je bien trouver ?
Sûr que des Pamela en puissance occupaient le terrain, interminables jambes de sylphides, bras aux muscles fuselés avec une courbe dessinée sur les biceps, seins refaits. Le comble de la vulgarité. Ok, je suis encore sous le choc d'une overdose de silicone et mamelles plastifiées. Mais toutes ces énormes pommes parfaitement rondes et dignement tournées vers le ciel, c'était... comment dire... bizarre, dissonnant, laid. Personnellement, j'ai hérité de ma grand-mère espagnole une paire de seins très lourds (du genre à pouvoir coincer un crayon sous leur opulence sans aucun problème). Avant, ça me chagrinait un peu. Et bien aujourd'hui plus du tout. Je la trouve même... touchante, sincère, mignonne.
Non, je ne veux pas juger les nanas complexées par leur petits tétés et qui succombent aux promesses du scalpel. Je peux les comprendre. Simplement, il me semble que le résultat est... peu harmonieux, peu en accord avec la nature, avec le monde. Après, les goûts et les couleurs...
Voilou.
PS : De toute façon, je suis certaine que la chirurgie ne sera bientôt plus à la mode, avec le retour fulgurant des valeurs bio, nature et tout ça. Du coup, les médecins qui s'en sont mis plein les fouilles pendant des années vont devoir vendre leurs résidences secondaires pour s'en sortir, licencier leurs femmes de ménage et partir en vacances à Palavas-les-Flots, fini le carnaval de Rio ! Tout ça dans mes rêves bien sûr.
PS : Je ne comprends pas. Au début, je voulais faire un post sur l'excellent festival de photojournalisme Visa pour l'image, à Perpignan. Et puis, je ne sais pas ce qui s'est passé, mes doigts ont trébuché sur les touches du clavier... A moins qu'une insidieuse et sournoise idée subliminale selon laquelle parler de nichons ferait grimper l'audimat ne m'ait guidée. Oh my god ! Je suis une victime de la société, prisonnière de ses dogmes, incapable de penser par moi-même, ahhhh !!!
PS : J'avais terminé d'écrire ce post une première fois quand mon ordi a planté, grrrrr, - faisant de moi une furie et soupçonnant le Lou d'avoir chargé l'ordi en logiciels afin qu'il trépasse et qu'on change enfin de bécane -. Ceci est donc la deuxième version, réalisée de mémoire, à la hâte et avec un brin d'amertume contenue, alors il se peut que ça ne soit pas parfait. Soyez indulgents ! Thank you very much everybody (little délire final).
03 septembre 2009
La longue liste des vacances

Pendant mes vacances, j'ai fait un footing à l'aise Blaise, pris une énorme cuite, vomis dans mon lit, participé à deux mariages, découvert sur ma cuisse gauche un bleu large de 8 cm (tirant sur le jaune vitreux en son centre), j'ai dansé le jerk (pour faire plaisir) et la macarena (pas pour faire plaisir mais parce que j'aime bien parfois), j'ai repeint une pièce couleur aubergine, nagé dans une crique paradisiaque en petite culotte (trop long à expliquer...), j'ai mangé une glace par jour, me suis réconciliée avec une ancienne amie, ai pris un kilo et demi, j'ai rencontré sur ma route des flics pas drôles avec leur gros fusils, puis vu une gamine de 9 ans s'enfiler une entrecôté de folie, j'ai acheté du piment, continué à me brosser les dents, me suis dit qu'une visite chez le dentiste simposait même si c'était pas marrant, me suis aussi demandée si j'allais intenter un procès à mes parents pour absence-de-mise-en-oeuvre-d'un-processus- rectificatif-de-l'alignement-dentaire et me suis ravisée, j'ai supporté avec calme et dignité, pendant plusieurs jours, une odeur fétide omniprésente de vaches ou bien de matière fécale en décomposition, j'ai dormi à l'hôtel, trois fois, et puis accompli encore des tas de trucs et rêvé à des tas d'autres. Yeah !
Tout le monde s'éclate à la...
Ok ok, je vais raconter le mariage. Mais heureusement que le blog est anonyme parce que je vais me moquer. Attention, c'est pas par méchanceté, pas du tout, c'est parce que je suis obligée, je peux pas faire autrement que de décrire les scènes surréalistes auxquelles j'ai assisté. Par exemple, vous avez déjà vu deux colombes reliées à un chariot de gâteaux par un fin ruban en satin blanc, avec mini feu d'artifice en arrière plan ? Ben moi oui. Et ça a bien faillit sentir le pigeon grillé.
Voilà, finalement je m'arrêterai là, parce que j'adoooore les mariés et la volaille bien dorée (hé, hé !).
Ai la flemme de chercher une image. En plus j'ai la vraie photo, mais je ne la publierai jamais, même pas sous la torture, sauf peut-être en échange d'une soirée nuit avec Jude Law, ou Georges, ou Gabriel Garcia Bernal, ou alors en échange d'une année de cônes Extrême à la noix de coco, ouais à la rigueur.

